Les jardins d'Hélène

L'une et l'autre - Anne Crausaz

29 Janvier 2014, 08:19am

Publié par Laure

Quand on est les meilleures amies du monde, faut-il pour autant en tout point être comme l'autre ? Faire les mêmes choses au même moment, tout partager ? Ne peut-on garder sa singularité tout en cultivant cette belle amitié ?

 

C'est à cette question que répond l'album d'Anne Crausaz qui met en scène deux couleuvres différentes mais néanmoins proches. Il est parfois difficile de ne pas frémir quand on a un tant soit peu d'aversion pour ces bestioles ! Les enfants seront-ils plus spontanés et téméraires ?  L'histoire, poétique, les dessins, soignés, simples, faisant la part belle aux couleurs de la nature et aux animaux que l'on rencontre plus fréquemment chez Anne Crausaz (l'escargot Raymond, le hibou, ...) participent de la beauté de l'album, tout comme la qualité du papier, épais et de belle couleur, mais cela est habituel chez MeMo.

Un bel album sur l’amitié, les différences, l'individualité, la découverte des bonheurs de la vie.

 

MeMo, octobre 2013, prix : 14,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Anne Crausaz et éd. MeMo

 

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Le chien qui louche – Etienne Davodeau

28 Janvier 2014, 14:48pm

Publié par Laure

Fabien est agent de surveillance au Musée du Louvre. Selon les plannings, il est en charge de telle ou telle salle, l’occasion pour le lecteur de profiter d’une belle visite !

Fabien est amoureux de Mathilde, plutôt indépendante, ils ne vivent pas ensemble, mais elle le présente tout de même à sa famille, le clan des hommes Bénion, père, grand-père et frères, artisans du meuble de père en fils dans une bourgade angevine.

Les préjugés sur le monde de l’art et le monde rural, sur la pénibilité ou le « sérieux » des métiers sont finement observés. Et Fabien n’est pas dans l’embarras quand sa belle-famille lui déniche une vieille toile du grenier et lui demande de la faire entrer au Louvre, histoire de consacrer l’aïeul qui a peint ce chien qui louche et de vérifier la bonne volonté du futur beau-frère à entrer dans la famille.

Mais ce n’est pas si simple, qui décide qu’une œuvre n’est pas une vulgaire croute ? Fabien n’est pas tiré d’affaire ! Il va pouvoir compter sur le soutien d’un fidèle ami du Louvre : Monsieur Balouchi, et sa société secrète …

J’ai aimé le dessin, tout de noir et nuances de gris, les traits des visages, très expressifs, l’observation du genre humain (les visiteurs d’un musée ne regardent plus les œuvres, ils regardent l’écran de leur appareil photographiant l’œuvre, il n’est pas rare de voir des nuées de bras levés, tendant un compact numérique ou un encombrant Ipad), j’ai moins aimé la tournure prise par le scénario, loufoque et tiré par les cheveux.

Mais la justesse des situations psychologiques l’emporte, non sans une pointe d’humour, et l’on prend bien du plaisir en passant à revisiter quelques sculptures du Louvre.

 

Futuropolis / Louvre éditions, octobre 2013, 135 pages, prix : 20 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : ©Etienne Davodeau et Futuropolis / Louvre éd.

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Alors voilà : les 1001 vies des Urgences – Baptiste Beaulieu

27 Janvier 2014, 21:20pm

Publié par Laure

J'ai dans mon agrégateur de flux RSS quelques blogs de médecins, mais pas celui de Baptiste Beaulieu qui porte le nom de son livre : alors voilà. Je ne ferai donc pas de comparaison avec son blog - que je ne connaissais pas - , comme j'ai pu en lire sur des billets ici ou là, je m'arrêterai au livre seul.

Alors voilà est un recueil de perles de métier, enfin c'est comme cela que je l'ai perçu. Avec des anecdotes drôles et d'autres plus tristes, des ironiques ou des cyniques, et un fil conducteur qui lie le récit : une même patiente que l'on suit sur les sept jours de cette immersion aux Urgences (et quelques autres étages de l'hôpital). Si j'avais aimé le livre de Jaddo, Juste après dresseuse d'ours, je suis un peu plus réservée sur celui-ci, qui reste trop en surface des historiettes, là où sa consœur se voulait plus piquante sur le système par la réflexion qu'elle sous-tendait. Pas grave, mais ça limite le récit à la rubrique « perles de métier » comme on connait tous quelles que soient nos professions.

Léger, et assez vite oublié.

 

Fayard, octobre 2013, 380 pages, prix : 17 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Paul Raymon Cohen et Librairie Arthème Fayard.

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Ma mère, mon bourreau - Julie Gregory

27 Janvier 2014, 20:50pm

Publié par Laure

Traduit de l'américain par Emilie Rofas

 

Ce titre avait ceci pour m'intéresser qu'il traite du syndrome de Münchhausen par procuration, ou comment une mère, invente des maladies à sa fille et l'amène consulter des tas de médecins qu'elle juge incompétents, comment elle maltraite violemment tant physiquement que psychologiquement sa fille parce qu'elle est atteinte de cette maladie psychiatrique que personne d'emblée n'irait déceler, puisqu'elle ne consulte pas pour elle mais pour les pseudo maladies de sa fille. Maligne et manipulatrice.

Le récit est celui de l'enfant devenue grande, adulte, elle revient sur tout ce qu'elle a enduré.

Hormis les quelques pages de préface explicatives écrites par un médecin décrivant le syndrome de Münchhausen par procuration, on est bien là dans un témoignage façon histoires vraies, qui émouvra dans les chaumières. Dommage toutefois que l'auteur devenue adulte ne prenne pas davantage de recul pour tenter d'analyser, le récit est sans doute une bonne thérapie pour elle (et se borne à cela), mais pour le lecteur il a surtout un côté malsain offrant voyeurisme et sensationnalisme. Des faits, narrés pour émouvoir, mais sans tentative d'aller au-delà pourtant, le sujet est intéressant (on aimerait comprendre le mécanisme de cette maladie), mais il se limite à une histoire comme il en existe tant d'autres (oui, je pèse mes mots). Je ne dis pas que les faits ne sont pas graves, je dis qu'ils relèvent du témoignage qui n'éclaire pas davantage.

 

Extrait : «Je l'écoute énumérer la liste de mes symptômes et devine qu'elle en a inventé certains. Assise au bord de la table d'examen, les yeux rivés sur mes genoux, je sens alors les mots de la vérité monter dans ma gorge, envahir ma bouche et se bousculer pour sortir ; je les sens qui s'écrasent les uns contre les autres et finissent par se briser contre mes dents – les mots de la vérité que je n'ai pas le droit de dire. […]

Clic. Faux, je n'ai pas mal à la gorge tous les jours. C'était juste hier. Clac. Je n'avais pas 39°C de fièvre hier soir.

Clic, clac. Faux, je ne vais pas à l'infirmerie tous les jours. »

 

 

(Titre original : Sickened, New-York 2003)

L'Archipel 2006 pour la traduction française

 

Archipoche, mars 2011, 320 pages, prix : 7,65 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © éd. Archipel

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Le très gros livre de Simon's cat - Simon Tofield

17 Janvier 2014, 17:02pm

Publié par Laure

 

Un format pas très grand (14 x 18 cm) mais bien touffu (environ 400 pages) qui regroupe une sélection des meilleures pages des albums de Simon's cat mais aussi plein d'inédits, avec quelques bonus : des tutoriels pour dessiner les personnages, et quelques pages sur les chats de l'auteur qui l'inspirent au quotidien.


Les fidèles des vidéos de Simon's cat reconnaitront également quelques scènes.
Il en fait des bêtises ce chat (et depuis quelques temps le chaton qui l'a rejoint) mais les propriétaires de chats y reconnaitront bien des manies et habitudes finement observées. C'est drôle, ça se relit sans fin (faim) et les dessins au simple trait noir sur fond blanc donnent des envies de coloriage !


Un familial qui réjouit petits et grands.

 

Lire un extrait : ici

 

(Merci à mes loulous qui me l'ont offert à Noël !)

 

Fleuve noir, novembre 2013, 408 pages, prix : 14,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture (en argent métalisé, ça fait miroir !) : © Simon Tofield et éd. Fleuve Noir

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Le garçon de l’intérieur – Benoît Séverac

9 Janvier 2014, 15:15pm

Publié par Laure

Neuf mois après l’accident qui l’a rendu sourd (après avoir pris de l’ecstasy et être resté dans le coma trop longtemps au pied d’une baffle dans une rave, cf. Silence, même auteur, même éditeur, 2011), Jules Lascaud, 16 ans, part en vacances avec ses parents et sa petite sœur dans un petit village alsacien du côté de Colmar. Sa famille a appris la langue des signes, Jules est scolarisé dans un établissement spécialisé, et pour mieux entourer le garçon, ils ont loué un gîte par le biais d’une association de parents d’enfants sourds, où Jules pourra donc communiquer en langue des signes avec un ado de son âge.

Quand on arrive de Toulouse, l’Alsace, ça dépayse : les villages ont vraiment des noms imprononçables ! Mais quand en plus les vignes de Riesling du propriétaire du gîte sont saccagées, ce sont des vacances stimulantes qui s’annoncent : Jules et son nouvel ami Rémi vont mener leur enquête ! Les petites sœurs vont vivre leur vie, et la grande sœur de Rémi, Camille, ne laissera pas Jules indifférent…

Un roman léger, sur le quotidien d’un jeune devenu sourd (et la nécessité de la LSF pour communiquer), mâtiné d’un mystère doublé d’un cadavre qui va occuper les vacances, et qui a pour principal intérêt d’aborder quelques éléments d’Histoire alsacienne, comme les malgré-nous (les Alsaciens et Mosellans qui ont été enrôlés de force par l’armée allemande), et l’annexion de l’Alsace-Moselle par l’Allemagne entre 1871 et 1918, qui a valu bien longtemps après encore aux non Alsaciens l’appellation de « Français de l’Intérieur ». (D’où le titre du livre).

 

J’ai forcément aimé ce qui m’a rappelé mes vingt ans d’enfance alsacienne (quand j’étais toute petite et nous allions chez ma grand-mère dans le territoire de Belfort, ses voisins nous appelaient les Français de l’extérieur, quand ce n’était pas carrément « les Boches », je ne comprenais pas, Strasbourg – où nous habitions – était bien en France pourtant, et c’était quoi cette histoire d’intérieur / extérieur ? Et puis d’abord, Niederschäffolsheim ce n’est ni imprononçable ni compliqué à écrire, il suffit de comprendre les nieder / mittel /ober et les Heim, et hop, tout se compose de la même manière :-)

L’ensemble est agréable à lire, p'tit roman « détente », et l’on peut imaginer retrouver un jour Jules dans une autre aventure ?

 

Syros, coll. Rat noir, septembre 2013, prix : 14,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : ©Getty Images / Mel Curtis et éd. Syros

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Instinct primaire - Pia Petersen

7 Janvier 2014, 17:32pm

Publié par Laure

Au moment où elle écrit cette lettre, la narratrice se souvient de son mariage manqué un an plus tôt. Comme le veut cette collection chez Nil éditions, les affranchis, un écrivain est invité à « écrire une lettre, une seule », pour « s’offrir le point final, [et] s’affranchir d’une vieille histoire ». Pia Petersen s’adresse donc ici à un ancien amant.

Longtemps elle a été la maîtresse de cet homme marié, une situation qui lui convenait. C’est lui qui a voulu divorcer pour elle, et jamais elle n’a réussi à lui faire comprendre combien elle existait suffisamment en tant que femme et écrivain, et qu’elle n’avait nul besoin de mariage ni de maternité.

Le propos est bien argumenté, et opte pour une position courageuse qui n’est pas facile à tenir : de tous temps les femmes se sont construites autour de leur ventre et de leurs émotions, et aujourd’hui encore une femme qui n’a ni mari ni enfant est regardée de travers. Elle se positionne aussi contre le mariage, une tradition d’un autre temps qui n’est plus adaptée à la vie actuelle, il suffit de voir le nombre de divorces ! Elle avait « dit oui à l’amour, mais en tant qu’être libre, non soumis à un devoir de contrat. » (p.27). « Le mariage, c’est signer un contrat dans lequel il est stipulé qu’il ne faut plus jamais tomber amoureux de quelqu’un d’autre. Est-ce qu’on a si peur de perdre l’autre qu’on soit obligé de lui mettre un contrat autour du cou ? »  Elle débat (seule) du mariage et de la liberté, et se rappelle les remarques de ses amis, les plus dures venant toujours des femmes dès lors qu’était abordé le sujet de la maternité.

Si j’entends les arguments de l’auteur au sujet de la maternité, je trouve que certains sont parfois extrêmes.

J’ai trouvé intéressante sa vision de la littérature dominée les femmes : « en tant que principale acheteuse de livres, la femme impose son goût sur le monde littéraire et au travers de ses goûts, sa perception de la littérature. Entre Harlequin et l’autofiction, je me demande bien où j’irais pour me poser des questions sur le monde. » (p.96), propos un peu rapides et excessifs non ? Toutes les femmes ne lisent pas et n’écrivent pas ces deux seuls genres littéraires ! Elle parle avec des mots justes de sa liberté créatrice et du rôle de la littérature (s’interroger et comprendre le monde), qu’elle entend défendre et opérer en tant qu’écrivain, et non en tant que femme qui ne s’intéresserait qu’à l’amour, au couple et à la psychologie. La raison plutôt que l’émotion. (Comme si à tout jamais ces deux-là étaient inconciliables).

 

Le récit prend parfois des allures de pamphlet, presque violent et agressif, comme si elle était lasse de devoir sans cesse se justifier, poussant le débat d’idées bien plus loin que le motif premier de la lettre. Je ne suis pas d’accord avec tous les propos, mais la réflexion sur le genre féminin n’en demeure pas moins tout à fait pertinente et intéressante.

 

Beaucoup d’extraits chez Sophie lit (c’est vrai qu’il est difficile de ne pas relever la plupart des phrases !)

 

Nil éditions, octobre 2013, 107 pages, prix : 8,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Nil éd. / Robert Laffont

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Dossier 64 - Jussi Adler-Olsen

3 Janvier 2014, 07:58am

Publié par Laure

Traduit du danois par Caroline Berg

 

dossier 64Dossier 64 est la quatrième enquête du département V, « spécialisé dans les enquêtes non résolues nécessitant une attention particulière », dirigé par l'inspecteur Carl Mørck. Mais chaque volume étant autonome, pas de panique, il n'est pas nécessaire d'avoir lu les précédents, c'est d'ailleurs par ce quatrième opus que j'ai commencé. Il y a bien sans doute quelques allusions à des enquêtes précédentes, mais rien qui ne gêne la lecture, et le caractère des personnages est bien trempé et décrit, même sans les connaître préalablement.

Nous sommes en 2010 au Danemark. Un vieux dossier concernant une disparition datant de 1987 ressurgit, bien vite rattrapé par une série de disparitions similaires au même moment, et jamais élucidées. Les faits vont se mêler pour le bien de l'enquête, de 1955 à 2010. Il y est question d'eugénisme, de parti politique prônant l'épuration ethnique, d'avortements et de stérilisations forcés, d'une île où étaient envoyées les femmes repérées pour subir ces atrocités, le tout autour de deux personnages centraux : Nete Hermansen, la patiente du dossier 64, et Curt Wad, prétendant actuel au parti Rene Linier (lignes pures). Tous les personnages secondaires sont importants et bien amenés également par l'auteur.

Le polar est classique, sur une construction bien rodée de chapitres alternant les époques et les points de vue, c'est efficace et ça fonctionne.

Dommage toutefois que cet exercice d'écriture éprouvé rende un peu trop visibles les mailles du tricot. La narration, les indices tels qu'ils sont posés (surtout dans les chapitres « 1987 ») font que le lecteur a toujours une courte distance d'avance sur ce qui va advenir et qu'il devine sans peine : hormis la pirouette finale (parce qu'il faut bien qu'il y en ait une), le jeu consiste davantage à voir comment les inspecteurs vont dénouer l'enquête au temps présent. J'aurais donc aimé davantage de surprise et des mailles plus finement tissées, même s'il est vrai qu'à partir du moment où l'on accepte ces codes d'écriture et le sujet pas mal rebattu, on passe un bon moment de détente. Mais il ne faut pas en chercher plus et il est dommage que la plupart des polars actuels soient formatés de cette façon. Quelques pointes d'humour ajoutent au plaisir de lecture et font du lecteur un « bon public ».

 

Lu dans le cadre du club testeurs d'Amazon fin décembre 2013.

 

Parution en danois en 2010.

 

Albin Michel, janvier 2014, 604 pages, prix : 22,90 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Thomas Szoke – eyelab.dk et Albin Michel.

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Tonoharu – Lars Martinson

2 Janvier 2014, 07:56am

Publié par Laure

Traduit de l'américain par Anne Cavarroc

 

Une belle édition soignée, beau format, beau papier, un bel ouvrage de qualité qui réunit ici les deux premiers tomes de ce roman graphique américain qui doit comporter quatre volumes.

Autant le savoir, car cela surprend quand en plein milieu de volume, l'auteur propose, entre la première et la deuxième partie, un résumé de la première partie. Le lecteur n'est quand même pas idiot au point d'avoir déjà oublié ce qu'il vient de lire ou de n'avoir rien compris à l'histoire pourtant simple : non, c'est juste que dans l'édition originale, la publication était en deux tomes.

 

Quid de l'histoire ? Dan Wells, étudiant de 25 ans, s'installe au Japon dans une petit ville, pour un contrat d'assistant en anglais dans un établissement scolaire. Le postulat est que le Japon est toujours rêvé par les étrangers, qui tomberont de haut et seront déçus quand ils seront confrontés à la réalité de leur expatriation. Hum... il faut dire que Dan ne fait pas beaucoup d'efforts : il est extrêmement seul, ne fait pas rien pour se lier avec d'autres (qui auront vite compris sa naïveté et l'utiliseront, notamment en lui empruntant de l'argent). Immaturité, solitude, barrière de la langue et de la culture, amours déçues, désespoir, dépression, je ne sais pas si ce dernier mot est trop fort, mais c'est vraiment ce qu'il en ressort à la lecture, qui en devient un peu déprimante ! On a bien envie de le secouer ce Dan !

 

Les planches sont toutes du même modèle : 4 cases de même format par page, noir, gris et blanc étant les seules couleurs. Cela en rend la lecture agréable et le rendu assez esthétique, un peu à la manière d'estampes anciennes. L'auteur explique d'ailleurs sa technique en fin d'ouvrage.

Dommage qu'il ne soit pas mieux précisé non plus qu'il s'agit d'un premier volume pour l'édition française, car le lecteur reste réellement sur sa faim en fin d'ouvrage ! Et le deuxième volume ne semble pas annoncé pour le moment, alors que celui-ci date de 2011 pour sa traduction.

 

 

Le lézard noir, mai 2011, 270 pages, prix : 23 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Lars Martinson et éd. Le lézard noir

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