Les jardins d'Hélène

Décembre 2020 en couvertures ...

31 Décembre 2020, 14:08pm

Publié par Laure

En décembre, j'ai lu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En décembre j'ai vu :

 

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Voir le jour, un film de Marion Laine (2020)

28 Décembre 2020, 10:46am

Publié par Laure

Avec Sandrine Bonnaire, Aure Autika, Kenza Fortas. Sorti en salle en août 2020, en DVD et VOD en novembre 2020.

 

Librement adapté du roman de Julie Bonnie, Chambre 2, que j’avais bien aimé, Voir le jour est hélas bien plus fade.

Jeanne est auxiliaire (de puériculture ?) dans une maternité, où une jeune danseuse perd l’un des jumeaux qu’elle attendait avant de sombrer dans le coma. Toute l’équipe est affectée, craignant le procès que fera le père. Ne cherchez pas le reflet de la vie d’une maternité, rien n’y est réaliste ni crédible, pas d’empathie ni de charme dans les images. A peine un bébé ici ou là, et des mères presque pas.  Ce n’est pas une histoire de la maternité en France malgré les tentatives d’allusions au manque de personnel et à une gestion qui prône la rentabilité. On parle maternité et naissance sans y montrer de sage-femme ni de médecin (ou à peine, le seul homme dans le rôle de chef désagréable), tous les rôles médicaux sont flous et interchangeables. Parce que là n’est pas la question sans doute.

Et c’est dommage, car c’est bien du lien mère-enfant dont il est question, dans le passé de Jeanne, ex-rockeuse chanteuse droguée, qui revit de manière saccadée son histoire qu’elle devra bien un jour transmettre à sa fille jeune adulte.

Seule la jeune stagiaire apporte un sourire à ce film qui manque cruellement de rythme. Préférez le roman.

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Peurs bleues – Mathou

27 Décembre 2020, 13:48pm

Publié par Laure

De Mathou je connaissais surtout les dessins mensuels pour bullet journal et j’avais acheté en 2020 son joyeux journal, un agenda qui mettait un peu de gaité dans le quotidien, et qui avait pour sous-titre : « en 2020, tout va bien ». Autant dire qu’en 2020 l’agenda est resté souvent confiné au bureau et la plupart des activités d’animation d’une bibliothécaire ayant été annulées, n’a pas beaucoup servi. Mais j’aime le trait rond de Mathou, ses dessins me mettent de bonne humeur, et la police choisie est tout aussi plaisante et facilite la lecture.

Peurs bleues est une BD qui fait du bien, parce que ça fait toujours du bien de voir qu’on n’est pas seul à avoir telle ou telle peur ou névrose. Ça commence doucement avec des peurs simples, la peur du noir, d’être enfermée dans ascenseur, la peur de l’avion, puis ça devient un peu plus profond. Chacun.e pourra se retrouver dans telle ou telle idée, la peur de la mort, la peur du regard des autres (le surpoids, le physique, etc.), la peur de dire non, la peur de déranger…

La conclusion bienveillante dans un esprit feel good à la sauce développement personnel est peut-être de trop, mais allez, un petit bonbon de temps à autre, ça ne se refuse pas !

 

Delcourt, février 2020, 160 pages, prix : 18,95 €, ISBN : 978-2-413-02275-6

 

Crédit photo couverture : © Mathou et éd. Delcourt

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Malgré tout - Jordi Lafebre

26 Décembre 2020, 14:34pm

Publié par Laure

C’est une histoire d’amour à rebours, qui s’ouvre au chapitre 20 et remonte le temps jusqu’au premier chapitre, trente-sept ans plus tôt. Les deux premières images et les deux dernières se répondent, identiques, seul l’âge a changé les visages.

Ana a la soixantaine, et achève son dernier mandat de maire d’une ville où elle a failli détruire la librairie de Zeno, héritée de son père. Ils se sont aimés le temps d’une soirée jadis, il a tout quitté pour prendre la mer, et mis quarante ans à finir sa thèse. Ils se sont échangé quelques messages, mais leur amour est resté platonique tout ce temps. Elle est mariée et mère de famille, il a multiplié les aventures. Et si tout changeait enfin ?

Vendue comme la BD feel good de l’année, survendue peut-être, c’est une belle histoire, certes, mais que j’ai trouvée somme toute très banale. L’originalité du temps remonté et du chapitrage inversé étant largement éventés dans les critiques, il n’y eut pas vraiment de surprise. C’est un conte de Noël ou du temps qui passe la retraite une fois posée, tolérante sur le polyamour en sauvant la morale, personne ne trompant personne. Intimiste et sympathique. A vous de voir.

 

Dargaud, septembre 2020, 150 pages, prix : 22,50 €, ISBN : 978-2-5050-8150-0

 

Crédit photo couverture : © Jordi Lafebre et éd. Dargaud

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